Une série de cours destinée aux migrants. La commune-partie 2 complète la série précédente avec les notions de conseil municipal, budget, services publics, etc.

Un poème de Marceline Desbordes-Valmore rendu célèbre par Julien Clerc. Là, il est accompagné aussi de la musique de Gabriel Fauré.

Version bilingue en série : texte français, puis anglais.

À l’occasion d’un bref échange sur Internet en novembre 2019 avec Fabrice Plançon, directeur de l’Alliance Française du Bengale, ami de longue date, j’ai émis l’envie d’animer à Calcutta dans son Alliance un atelier d’écriture créative. Sa réponse fut instantanée : « Viens, maintenant ! » Après quelques correspondances avec son équipe : Tiphaine Mayran directrice adjointe, Roxane Gueguen chargée de la culture et Axelle Le Squer professeur de FLE, une feuille de route a été fixée. Arrivé à Calcutta, un premier rendez-vous avec Axelle Le Squer a permis de préciser la thématique de ces ateliers créatifs : le Voyage, décliné ici en trois volets : récit, poésie et collage. Le présent document retranscrit le travail accompli ensemble au cours de ces cinq journées. L’implication des participants a été épatante, chacun s’est pris au jeu de l’atelier avec facilité, sérieux et enthousiasme. La difficulté a été de réguler les différents niveaux de langue (du A1 au B2) pour arriver à un effort adapté à chacun. L’autre obstacle a été de mobiliser aussi les participants sur trois ou quatre jours consécutifs, d’où l’intérêt d’aménager un atelier complémentaire pour remédier aux éventuelles absences. Chaleureux remerciements donc à l’ensemble de l’Alliance française du Bengale : étudiants, personnel académique et administratif, comité exécutif, qui a su m’accueillir avec flamme et générosité à l’occasion de cet atelier de langue française du 7 au 10 février 2020

Version française. Mai 2014, nord-est de Kidal, Mali. Fin de l’opération militaire Serval. La voix de Kamel Aït Aïssa se répercutait en écho assourdissant sur le massif montagneux comme un cri sans fin.

Vous souhaitez animer votre établissement : institut, alliance, médiathèque, bibliothèque, école, et bien ce document est pour vous où que vous vous trouviez sur cette planète...

Lu par l'auteur.

5 jours d'atelier à Calcutta sur le thème du Voyage, décliné ici en trois volets : récit, poésie et collage. Le présent document retranscrit le travail accompli ensemble au cours de ces cinq journées. L’implication des participants a été épatante, chacun s’est pris au jeu de l’atelier avec facilité, sérieux et enthousiasme. La difficulté a été de réguler les différents niveaux de langue (du A1 au B2) pour arriver à un effort adapté à chacun. L’autre obstacle a été de mobiliser aussi les participants sur trois ou quatre jours consécutifs, d’où l’intérêt d’aménager un atelier complémentaire pour remédier aux éventuelles absences.

Poème, lu par l'auteur avec toujours Gabriel Fauré.

Version espagnole. Traduction Marie Luz Poncé. Moussa se despertó aún con fiebre en el airbus A300. Estaba esposado y había un vigilante sentado a su lado. Moussa no se había dado verdaderamente cuenta de que la última copa que tomó tras dejar el centro de retención de Vincennes contenía un potente soporífero.

Un après-midi dans le sud de l’Algérie, le Hoggar, un massif montagneux de l’ouest du Sahara, une femme Touareg s’éloigna de son campement pour ramasser du bois.

Un texte extrait de Crissements de sable lu par l'auteur.

Cogitation autour d'une phrase "Le chat mange la souris" et le cadre originel suggéré par l’auteur (et son narrateur) mais aussi selon le ou les schémas mentaux, les croyances, les clichés, les savoirs propres au lecteur et son contexte. Chacun a construit ses relations socioaffectives (affordances) avec le monde ou l’univers qu’il côtoie.

Text for english reader. Translation Christine Scott-Fox. May 2014, north-east of Kidal in Mali. End of Operation Serval. Kamel Aït Aïssa's words echoed deafeningly around the mountains like an unbroken scream. He was leaning against a rock, shaking, and covered in bruises, his rifle still in his hand. Sweat and blood trickled down his dusty face. He appeared to only have one eye.

Alfred de Musset écrit Ballade à la lune en 1829. Brassens écrit la musique et Maxime Le Forestier interprète.

Niroshini Gunasekara, professeure de Français et docteur à l'Université de Kelaniya, a accompli un remarquable travail de traduction en cinghalais avec la nouvelle "L'arganier".

Je présente ici une nouvelle, « Ahungalla », un texte ou récit à caractère littéraire, et son « making of », l’histoire de sa construction avec la méthode oh HISSE. La nouvelle s’inspire d’un fait divers dont la trace est un article du Sri Lankan Daily Mirror paru le 26 juin 2017. Suit ma traduction en français. Ensuite, vous trouverez une présentation de la méthode « Oh ! HISSE » définie dans mon atelier d’écriture. Son application sur l’article du Daily Mirror nous permet de proposer un synopsis avec diverses options. Pour finir, je vous livre quelques réflexions sur la reconstruction de texte. Bonne lecture !

Béziers, a walk aside _ Janet Daldy's corrections

Traduction de l'anglais du carnet de voyage de Patricia Melander. Tout d’abord il s’agit du récit d’un exploit, celui d’une femme qui se donne le défie de parcourir 815 km à vélomoteur entre les extrémités Sud et Nord de Sri Lanka. Ce pays, dont l’infrastructure routière est souvent défaillante malgré des efforts récents, possède une des densités humaines les plus élevées de la planète et où, de surcroît, les habitants adorent se déplacer fréquemment d’un bord à l’autre de l’île sur les moyens de transport les plus variés : depuis l’extérieur des trains, dans les vieux bus bondés, à 3 sur un vélo, motos, autos, en tuk tuks, à dos d’éléphants et même en chars à bœufs. Comme dans de nombreux pays, la place des femmes dans la société sri lankaise est difficile. Souvent reléguées aux travaux les plus pénibles : ouvrières dans des usines dortoirs, cueilleuses à vie dans les plantations de thé, démineuses des zones de guerre où les mines anti personnels ont parfois tué leurs maris ou leurs enfants. Elles sont mal et peu considérées. C’est dire, si le regard porté sur une femme voyageuse à vélomoteur s’avère pour le moins ferme, parfois dur, ou encore trouble. Le cliché admis, c’est d’appartenir à une catégorie reconnue : touriste, humanitaire dans une ONG, diplomate, etc. Mais que penser d’une femme européenne à vélomoteur chargée d’un bagage léger sur des routes lointaines ? Et pourtant face à ce regard porté sur elle, Patricia Melander sait toujours rester bienveillante en dépit d’angoisses menaçantes. Elle sait aussi s’attacher aux situations de vie les plus simples et en retenir la richesse. Dans ce récit, on pourrait penser aussi que la communication, les échanges ou les dialogues sont peu denses. Ils sont à l’image d’une société et de son histoire où le silence prévaut et prédomine encore malgré les évolutions techniques. À Sri Lanka, le silence marque le respect, la sérénité et le refus de l’offense. Ce carnet de voyage respire donc ce pays dans sa quintessence avec seulement quelques mots : simplicité, bienveillance, solitude et prouesse.