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Béziers, à Contre-Allées

Béziers, À contre-allées propose un parcours intime dans le fabuleux décor de la cité. Loin des clichés, ce recueil est une série de onze portraits singuliers où se mêlent poésie, psychologie et société. Béziers offre, en écho aux personnages, sa fantastique face cachée. Au Plateau des Poètes, on découvre une pauvre femme. Elle a perdu son grand amour. Et sa foi dans la parole donnée lui vaut un renouveau inattendu. Au Café de Plaisance, Pablo, le taciturne, comprend ce que la force intérieure peut révéler. Puis aux galeries Lafayette, Wanglen, petite fille muette, trouve enfin les premiers mots du grand livre de la vie. On échappe de peu à la catastrophe au Capiscol. Place de la Madeleine, Bernard trouve un peu de paradis et un gros bout d’enfer. Depuis Guantanamo, l’ancien élève du Lycée Henri IV rêve de prononcer son discours de rédemption. Et, rue Saint Aphrodise, José le vieux gitan, est en proie, une ultime fois, à la gendarmerie. Plus loin, aux arènes, Julio affronte son dernier taureau. Et puis au cimetière Vieux, les gisants amoureux de la liberté quittent leur repos éternel. Ils se réveillent joyeusement pour entrer dans la ville. Enfin Fleur, l’employée du Lida Market situé en périphérie, illumine Florian de sa grâce innocente. Pour finir, Claude, le fruit de l’ovalie disparaît subitement alors que sa princesse, celle du Plateau des Poètes, continue à le chercher et l’aimer désespérément. Tous ces personnages font face à des tourments sociaux ou psychologiques dans une ville qui leur parle et les accompagne de sa poésie. Dans un contexte où la logique dominante conduit souvent à se résigner, les protagonistes de cette fiction choisissent l’espoir, la fidélité à leur passion et la recherche du bonheur.

Crissements de sable

Dans cet ouvrage, les grains de sable crissent, filent au gré du vent, et se recomposent pour écrire de nouveaux récits. Le désert, c’est un livre inachevé. Une sorte de palimpseste, ce vieux parchemin que l’on devait gratter pour y inscrire un nouveau texte. Treize nouvelles. Cela commence par une pelletée de grains tous fins : des scènes ordinaires et touchantes de la vie oasienne avec les nouvelles Tamat, L’arganier et Boléro. Puis le sable s’écoule et se cristallise. Les conflits de civilisation et de culture apparaissent avec les nouvelles Oasis et Avant la mer. Et le vent souffle encore dans le désert et transporte aussi le trépas, c’est la nouvelle Gerboise bleue. Plus loin, les bordées de sable et les dalles géantes de fossiles piègent les hommes : c’est Les Ibis chauves et le terrorisme. Tout en haut, les nuages gorgés de poussières minérales fondent sur la ville avec leur souffle de tourments : c’est la nouvelle Khadija et l’esclavage moderne. Après la tempête, on entend la faune du désert qui se réveille : suit une fable sur le discours politique avec Les Fauvettes babillardes. Toujours prisonniers de l’immensité aride, les hommes fuient la misère : c’est Moussa et l’immigration. Aveuglés par leurs idoles et leurs maîtres, ils se massacrent, c’est Call of Duty. L’histoire et les savoirs promis au néant sont sauvés de l’ignominie : c’est Yéya. L’ouvrage se clôt sur l’acmé, un malheur opaque où l’homme s’enlise, avec la nouvelle : Je suis. Des mots, du sable et des émotions, pour oser de nouvelles aventures, éclairées d’espoir et d’amour. J’ai écrit « Crissements de sable » pour traiter avec délicatesse des thématiques dures et complexes que nous traversons aujourd’hui.

Retour à Jaffna

Retour à Jaffna c’est le voyage de Lunna, une femme résolue, à la recherche d’un homme qu’elle ne connaît que par sa littérature. C’est aussi une aventure sociale et humaine, une représentation singulière, intime et franche d’un pays encore très mal connu : Sri Lanka. Lunna devient responsable des Alliances françaises alors que le pays est en guerre civile depuis plusieurs décennies. Une période de cessez-le-feu et de pourparlers de paix intervient. L’engagement de Lunna la conduit à traverser le territoire pour découvrir Jaffna, une ville en partie détruite. Sur les traces de la culture française, elle recherche les liens et les survivants. Une relation d’estime et d’honneur, peut-être d’amour, la conduit à retrouver Sandana Poninbalham, ancien responsable de l’Alliance française de Jaffna qui a laissé, avant sa disparition, des textes dont elle apprécie le caractère littéraire.